La réalité
frappe-t-elle encore ? Plusieurs parents d'enfants qu'on dit
lourdement handicapés se plaignent de recevoir moins d'aide du
gouvernement que s'ils les plaçaient en famille d'accueil. Non, la réalité ne fait que suivre un long fleuve tranquille. Je vais
certainement sembler arrogant, mais j'ai une piste de solution qui
pourrait plaire à tous. La vie en communauté de Communemaison.
Il s'agit de
réunir plusieurs ménages, neuf par commune, et de faire profiter de
la présence de l'ensemble.
Présentement,
comment est-ce que cela se passe de façon déshumanisante. Un
professionnel (à tour de rôle évidement) ou un parent (24/24) est
au service d'une personne en manque d'autonomie, en gros le calcul
peut se résumer ainsi. Donc, si on met cela dans un contexte qui
existe présentement et que j'ai expérimenté en tant que
professionnel de la santé, 9 personnes totalement dépendants, sont
servis par 9 préposés aux bénéficiaires - et les 168 heures de la
semaine sont remplis... mais pas les remplacements. Des explications
seraient nécessaires, mais ces chiffres sont réalistes.
Base de la
proposition de Communemaison :
9
ménages sous un même Communemaison.
Ménage
#1, personne dans le besoin, ou peu autonome.
Ménages
#2 à 8, personnes seules, couples, familles avec enfants, qui ont
envie de partage bilatéral
Ménage
#9 , personne seule, couple ou famille d'un(e) préposé(e) au
bénéficiaire ou d'un(e) infirmier(ère)
Déjà on
a 9 personnes mobiles pour s'occuper d'une seule dans le besoin. Ce
plan s'extrapole mais le principe est ainsi.
La
communauté doit s'organiser pour être en mesure de répondre en
tout temps au Ménage #1. Ce dernier est en général capable d'une
présence, ainsi l'entraide est bilatérale.
Les gens
avancent en âge. On peut rester dans Communemaison toute sa vie,
c'est prévu pour ça, à tour de rôle, toujours dans des conditions
humanisantes.
Pourquoi
pas extrapoler, imaginons que les infirmiers soient rares... qu'ils
ne représentent que la moitié du nombre des préposés aux
bénéficiaires, il faudrait alors réunir 2 préposés et 1
infirmier (au masculin pour alléger). 'oublions pas que les préposés
doivent répondre d'un infirmier.
Comme on
a 8 ménages qui « s'occupent » de la personne dans le
besoin, on autorise le professionnel la responsabilité de 3
Communemaisons. Ainsi, avec les 3 professionnels disponibles, on a la
possibilité de 9 Communemaisons, réunissant 9 personnes dans le
besoin. Les 9 personnes qui nécessitent des soins pour l'ensemble de
leurs activités de la journée sont maintenant servies par 72
ménages.
Va sans
dire que le présent plan est rédigé pour rendre concret la
possibilité de réunir ce beau monde. Il faut garder en mémoire
qu'on veut ré-humaniser un peu tout le monde et éviter de placer
les plus faibles aux soins de professionnels, candidats au surmenage.
Parlons-en
et essayons !