dimanche 4 janvier 2015

Des conserves neuves?

Je vais bien finir par trouver le début de cette affaire! Oui, ce qui m'embête de cette façon de se procurer des biens pour répondre à nos besoins, c'est qu'on se sent obligé d'acheter un truc, alors qu'on en avait déjà un semblable depuis longtemps. Une fois rapporté à la maison, ce nouveau truc, on ouvre la boîte pour le contempler et en être fier. Pis évidement on l'utilise, puisqu'on en a besoin tous les jours. En fait, le truc va un peu mieux que le précédent, mais le précédent reste là, et il marche encore. Après quelques jours, l'ancien truc ne nous sers plus vraiment, mais il marche encore! Après quelques mois, l'ancien truc nous encombre, on ne l'utilise plus, mais il marche encore! Suite au grand ménage du printemps, notre conjoint nous contraint de jeter l'ancien truc. Il faut choisir entre la vie de couple ou l'ancien truc. Le choix ne se fait pas difficile... selon les cas. Comparons avec la bouffe. Hier, un client de l'épicerie a acheté des oignons, un petit sac, cela lui durera une semaine, c'est parfait car c'est périssable mais juste assez pour le laps de temps dont il dispose. Dès le lendemain, les annonces se bousculent dans ma boîte à lettre, les oignons en conserve sont en promotion, des prix imbattables, il faut vraiment en acheter. Le client de l'épicerie évite plusieurs accidents dus à son anxiété de rater l'aubaine, mais il réussit à mettre la main sur une dizaine de boîtes de conserves de l'aliment si convoité. En arrivant à la maison, tout content et friand d'oignons, le client s'est transformé en gourmet et ouvre une boîte pour la cuisiner dans sa recette favorite. Le sac d'oignons frais reste là, et commence à prendre une allure tristounette. Oups, le lendemain notre personnage gourmet doit se rendre à l'étranger pour le travail. Une longue histoire professionnelle le contraint à rester loin de la maison pendant cinq jours. Et les oignons frais attendent et prennent une allure de plus en plus minable. En rentrant de voyage, notre personnage, fatigué de toutes les conséquences du travail file pour une pizza et appelle pour une livraison; c'en est fini des oignons frais. Enfin je veux dire que le personnage, et travailleur, et gourmet, et client de cette courte nouvelle aurait dû préparer et manger les oignons frais en premier. À la limite, l'annonce de la promotion sur les conserves n'auraient pas dû l'attirer à l'épicerie, puisqu'il avait déjà une réserve du précieux légume. En plus, je ne sais pas si ça se trouve des oignons en conserve, mais sinon, j'ai sérieusement captivé votre attention, chers lecteurs. On sait tous que les conserves ont une propriété pratique qui porte son nom. Une boîte de métal est souvent attrayante et aussi le fait d'avoir en préoccupation une étape de moins en cuisine est souvent alléchant. Mais quelqu'un a déterré les oignons un jour, les frais, et ceux en boîte. En plus, une autre personne, souffrant de pauvreté sera privé d'oignon aujourd'hui. Les raisons pour économiser sur cet article comestible font une longue liste. En fait l'histoire s'est passée autrement. (je vais bien trouver comment expliquer mon point de vue!) Le personnage a premièrement acheté les oignons frais, le client a suivi la promotion de conserves et a fait provision pour répondre à un besoin futur, le travailleur a su gérer son temps pour cuisiner à temps ses précieux légumes frais, ce qui fut un plaisir pour le gourmet en lui une fois à table avec sa famille. Cette tournure est beaucoup plus logique, n'est-ce pas? En fait, il aurait même pu se priver des conserves, et sauver du temps le jour de la promotion, mais on ne peut pas blâmer notre personnage d'être prévoyant. Ce qui est logique ici, c'est d'utiliser un article jusqu'au bout. La vie utile d'un article de consommation est normalement déterminée par le temps, on connait la vraie date d'expiration d'un produit seulement au jour où il meurt, où il brise, où il pourrit. Je serais extrêmement heureux d'instaurer une loi, véritable comme celle de l'économie de marché, pour obliger les acteurs, tout comme le personnage cité plus haut, à utiliser de manière accomplie les biens qu'ils achètent. On aurait besoin de produire juste assez pour se nourrir et pour répondre à tous les autres besoins. Ou alors, on produirait comme aujourd'hui, mais on répondrait aux besoins de beaucoup plus de gens! Le calcul des ratios est complexe, mais on a les moyens techniques de nourrir tout le monde à la limite. Mais pourquoi n'a-t-on pas pu trouver un moyen d'améliorer l'ancien truc pour le rendre plus performant? La loi du marché nous l'interdit. Parfois je me sens comme un hors la loi avec mes habitudes écolo! J'offre aujourd'hui d'instaurer une loi de l'intelligence humaine. C'est possible, et tout le monde profitera de cette nouvelle valeur.